Chapelle du Perron, Lyon
Pierre-Bénite (69)
2022
078

Intacte depuis 1912 au milieu d'un hôpital qui n'a jamais cessé de se reconstruire.

Le domaine du Perron doit son nom au vaste perron qui dominait la vallée du Rhône. Un marchand florentin, Antoine Gondi, y bâtit au XVIe siècle une demeure de style Renaissance ; le château passe aux recteurs de la Charité en 1761, puis aux Hospices civils de Lyon. En 1843 s'y ouvre un hospice pour incurables et vieillards, qui devient un siècle plus tard sanatorium, puis hôpital. C'est au plus fort de son expansion, en 1912, que Louis Payet y élève une chapelle.

Elle est de ces édifices qui avancent masqués. Sous une architecture néo-byzantine — un langage venu du fond des âges — se cachent les techniques les plus neuves de son temps : charpente métallique, béton, mâchefer. Une image archaïque sur une ossature expérimentale. C'est tout l'intérêt de l'édifice, et toute la difficulté de sa restauration, car ces matériaux vieillissent chacun à sa manière et l'on connaît encore mal leur comportement dans la durée.

Autour d'elle, l'hôpital s'est étendu sans relâche : plus de quatre-vingts hectares aujourd'hui, sur trois communes. La chapelle, elle, n'a pratiquement pas bougé depuis son ouverture. Son décor et son mobilier sont en place, dans leur état d'origine. Elle est l'un des derniers témoins du patrimoine hospitalier lyonnais du tournant du siècle — et elle n'est toujours pas protégée.

AAUN a conduit pour les Hospices civils de Lyon et en association avec MPA Architecture, un diagnostic patrimonial doublé d'une étude de programmation. Recherches historiques, relevés, modélisation, cartographie des désordres et chiffrage établissent les conditions de sa restauration, et nourrissent la réflexion engagée sur son inscription au titre des monuments historiques.

Mission :
Diagnostic et étude programmatique

MOA :
Hospices civils de Lyon

MOE :
AAUN, architectes du patrimoine
Marie Petey / MPA, architectes du patrimoine

Budget — travaux HT :
1 800 000 € HT — montant prévisionnel estimé au stade du diagnostic