Trois murs de béton tournés vers la pente, un quatrième tout en bois, grand ouvert sur un olivier.
Le groupe scolaire Louise-Michel avait besoin d'un pôle périscolaire : un lieu à part pour les heures avant et après la classe, qui fonctionne seul tout en restant rattaché à l'école. Il n'y avait qu'un endroit pour l'accueillir — une pelouse triangulaire au nord de la parcelle, bordée d'une haie haute, qui s'abaisse en pente douce.
Le bâtiment s'est glissé dans cette pente plutôt que de s'élever au-dessus. De plain-pied avec l'entrée de l'école, il s'enterre à demi sur ses côtés nord et ouest, et ne dépasse nulle part trois mètres cinquante. Trois murs de béton coulé en place, laissés bruts de décoffrage dans un gris sombre, se ferment vers la pente et vers les voisins. Sur le toit, une végétation extensive reprend la place de la pelouse qu'il occupe : ce que le bâtiment prend au sol, il le rend au-dessus.
Le quatrième côté s'ouvre en entier. À l'est, un mur-rideau en douglas local, laissé dans sa teinte naturelle, donne sur une cour pensée comme un patio méditerranéen, ombragée par une pergola de bois. On y a planté un olivier. Les enfants passent de la salle à la cour sans seuil, et la haie qui fermait la parcelle a été gardée intacte.
Le tout s'est construit pendant que l'école continuait de tourner.
Mission :
Mission complète et OPC
Surface :
302 m² de plancher
MOA :
Commune de Saint-Jean-de-Védas
MOE :
AAUN, architecte mandataire ;
BETM, ingénierie généraliste
Budget — travaux HT :
464 000 € HT


